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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 17:06

   

Un film de J.J. Abrams

Sorti en 2009 - Durée: 2h 8min


Avec Chris Pine (James Kirk), Zachary Quinto (Spock), Eric Bana (Nero)

 

 L'histoire: 

Ce nouveau Star Trek met en scène le premier voyage d'un nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire. Dans ce périple semé de dangers, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, tête brûlée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion.

Parfait inculte concernant tout ce qui touche de prêt ou de loin à la mythologie trékienne, je me dois de commencer cet article en confessant que je ne connaissais pas grand chose à l’univers de Star Trek avant d’en découvrir le dernier opus fraîchement sorti au cinéma. C’est donc très injustement que la célèbre saga de science-fiction se résumait selon moi à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules et qu’elle reprsentait même potentiellement le summum de la ringardise. Et puis j’ai vu le film de J.J. Abrams. Et je dois bien avouer que, désormais, Star Trek se résume à mes yeux non seulement à des oreilles pointues et des coupes de cheveux ridicules mais j’ai également découvert un incroyable potentiel nanardesque que je n’avais osé soupçonner jusque là et qui doit bien pourtant s'étendre vers l’infini et même probablement au delà. De là à dire que le film est mauvais, il n’y a qu’un pas… que je n’hésiterai pas à franchir. Ce film est mauvais.

Pourtant, sur le papier, le film de J.J. Abrams avait tout pour plaire, à commencer d’ailleurs par le fait qu’il est réalisé par J.J. Abrams lui-même, qui n’est autre que le Monsieur Lost, le petit génie que la galaxie toute entière célèbre pour avoir donné naissance au show télévisé le plus excitant de ces dernières années. On peut même ajouter à son tableau un Mission Impossible 3 très appréciable par lequel il semblait avoir prouvé que le grand écran aussi devrait composer avec lui. Viennent s'ajouter à cela une bande-annonce qui dépote (le monsieur n’est pas considéré comme le maître du buzz pour rien) et des critiques dithyrambiques. Le magazine Métro va même jusqu’à affirmer que le film est « visuellement superbe tout en refusant la surenchère d’effets spéciaux ». Alors, un monument de la science-fiction tel que Star Trek qui refuse la surenchère d’effets spéciaux, ça intrigue (ça m’intrigue en tout cas). Il m’apparaissait donc concevable de passer un bon moment et peut-être même de découvrir un bon film (on ne sait jamais après tout…).

Que nenni ! Le constat est pour moi sans appel : pas de scénario, pas de décors, pas de costumes, pas de dialogues, pas de personnages, pas d'acteurs. Le vide intersidéral en somme, auquel vient se greffer une réalisation très fade. Bref, pas de plaisir. L’ennui. Le chaos. La désolation. Si, juste des images qui viennent heurter la rétine du spectateur, sans toutefois parvenir à marquer les esprits et encore moins à rester dans les mémoires. Aucune scène n’est réellement marquante, même si au milieu de ce grand gloubi-boulga de n’importe quoi, on trouve quelques moments intéressants (l’enfance des héros et celle du perforateur pour l’essentiel). Si bien que l’on glisse complètement sur l’histoire, en restant complètement hermétique à tout. Et c’est ainsi que, 2h 8 de glissade plus tard, c’est à dire deux voyages dans le temps et trois blagues carambar plus tard, on ressort de la salle, certes un peu plus fatigué que l'on y est entré, mais en ayant déjà tout oublié de ce film vide de sens et à peine meilleur qu’un épisode de Smallville (c’est dire).



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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 18:34

 

L'histoire:

Le Monde de Narnia : chapitre 1 conte la lutte entre le bien et le mal qui oppose le magnifique lion Aslan aux forces des ténèbres dans le monde magique de Narnia. Grâce à ses sombres pouvoirs, la Sorcière Blanche a plongé Narnia dans un hiver qui dure depuis un siècle, mais une prédiction révèle que quatre enfants aideront Aslan à rompre la malédiction. Lorsque Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs, découvrent ce monde enchanté en y pénétrant à travers une armoire, tout est en place pour une bataille de proportions épiques...

 

 

Ma note pour ce film: 1,5 /4.

Et si adapter Le monde de Narnia au cinéma avait été une fausse bonne idée ? Pourquoi vouloir à tout prix en faire une histoire qui se regarde avec les yeux ? Après tout, Narnia aurait pu rester un monde que les enfants fabriquent dans leur imaginaire en lisant l’histoire. Ça aurait pu rester une histoire qui se regarde avec l’esprit, parce que c’est formidable de penser que, bien qu’il s’agisse rigoureusement des mêmes mots, chaque lecteur se les représente d’une manière unique, qui lui est propre et qui ne ressemble à aucune autre. Ce qui pourra ressembler à un détail pour l’un sera considéré comme capital par un autre. Au lieu de ça, Narnia version cinéma donne une version unique de l'histoire, qui se veut universelle. Mais voilà, les récents succès au box-office des Harry Potter et de la trilogie Seigneur des Anneaux ont rendu l'adaptation presque inévitable. Et cette version de l’histoire aurait pu être intéressante mais il aurait fallu pour cela qu'elle corresponde à la vision personnelle qu’en a le réalisateur. Or, le film est des plus impersonnels. Comme il se doit de plaire au plus grand nombre, il tente d’englober le plus d’interprétations possibles, ce qui conduit à en faire un produit extrêmement lisse épuré de ses moindres aspérités et dont les détails ont été gommés.

Si les effets spéciaux sont dans l'ensemble plutôt réussis, on ne peut pas en dire autant du scénario. Je me suis toujours demandé pourquoi ce genre de blockbusters nous propose des histoires toujours plus navrantes alors qu’il serait si simple de faire quelque chose de vraiment bon en compliquant un minimum les choses. Bien sûr, il s’agit dans ce cas précis de l'adaptation d'un roman mais rien n’empêchait de travailler le scénario et par la même occasion d’évacuer discrètement le Père-Noël. L’histoire comporte de nombreux défauts parmi lesquels le plus gênant reste sans doute l’absence totale de règles régissant ce monde, les héros ressuscitant par exemple à volonté. S'il peut s'avérer amusant de modifier les règles en cours de route, on ne peut jouer à aucun jeu sans avoir au préalable établi des règles de base. Il manque donc une cohérence, une certaine logique dans la manière dont les différents événements s’enchaînent. Pire encore, l’histoire est par moment tellement grotesque que les séquences les plus dramatiques prêtent à sourire et donnent l’impression d’avoir à faire à une sorte de parodie du Seigneur des Anneaux (Gandalf devenant le Père-Noël). A côté de ça, les méchants sont méchants, les gentils sont gentils et les héros agissent héroïquement. Circulez y’a rien à voir !

Cette adaptation aurait été réussie si son réalisateur avait donné une lecture personnelle du roman de C.S. Lewis. Au lieu de ça, le film ressemble à une gigantesque publicité dans laquelle des enfants agitent des épées en plastique. Les personnages ne sont ni trop minces ni trop gros. Ni trop blonds ni trop bruns. Le film fait tout pour nous plaire et manque cruellement de ce fait de personnalité. Ça ressemble à de la féerie, ça a la couleur de la féerie mais ça n’en est pas. Ou alors si, c’est de la féerie en boite, avec colorant et arôme artificiel. On a des larmes industrielles fournies par des acteurs bien coiffés et bien maquillés (même les blessures sont faites de fins traits nets et précis) mais sans aucun charisme. Le Monde de Niania ressemble à un film produit à la chaîne, noyé au milieu de beaucoup d’autres quasi-identiques, déjà produits ou à venir. En voulant faire le film de tout le monde, Andrew Adamson a fait le film de personne.

En réalité, je crois que j’ai compris avec ce film l’ennui que peut ressentir devant un Harry Potter un spectateur qui n’aurait pas lu les livres. Ceux qui ont lu la saga pourront sans doute prendre du plaisir à en découvrir la transposition sur grand écran. Il en est de même pour les jeunes enfants qui doivent pouvoir y trouver leur compte. Ça doit même être un bon moment à passer en famille. Mais ça s'arrête là.



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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 20:46

L'histoire:

 

 

 

En 2035, les robots sont devenus de parfaits assistants pour les êtres humains.

 

Le détective Del Spooner enquête sur le meurtre du docteur Alfred Lanning, un chercheur en robotique. Le principal suspect semble être un androïde nommé Sonny. Or, si l'on s'en réfère aux lois de la robotique, les robots ne sont pas dotés de la faculté de tuer... Jusqu'au jour où...

 

Ma note pour ce film: 1 /4.

Un produit lisse et consensuel. Une histoire sans saveur et vidée de toute émotion. Je suis friand de bons blockbusters comme peuvent l'être un The Island ou même à la limite Je suis une légende (imparfait mais néanmoins divertissant) mais j'ai trouvé ce film particulièrement inutile, il représente pour moi tout ce qu'il peut y avoir de mauvais dans un blockbuster.

D'abord, j’ai tendance à penser que ce genre de film formaté nuit à l’imagination du spectateur tellement tout y est plat et convenu. C’est bien simple, dès les premières images, on peut s’imaginer chaque scène et on s'aperçoit à mesure que l’intrigue se développe que tout se déroule effectivement comme prévu. Tout y est, de la bataille finale en passant par le moment où "le gentil fait croire aux méchants qu’il est dans leur camp mais qui en fin de compte (qu’on se rassure) est bien gentil" (c’est vrai qu’on ne s'y attend pas du tout). Bien entendu, à la fin, tout le monde se fait des bisous et moi, j'ai l’impression d’avoir perdu notre temps.

Bien sûr, on peut toujours regarder les images et attendre que les choses se passent. Mais là encore, le film n'est pas entièrement satisfaisant, la faute à des images qui ne sont pas belles. Même les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur, notamment s'agissant de la conception des robots. Si leur façon de bouger est plutôt fascinante, il n’en est pas de même pour leur design et surtout leurs yeux qui sont totalement ratés alors qu’il s’agissait précisément de l'élément à soigner pour leur donner une apparence humaine qui les aurait rendu inquiétants (c’était la partie technique de cet article!). Pourtant, il semble bien difficile de déterminer qui des robots ou des hommes sont le plus humain tellement ces derniers sont froids et interagissent d’une manière mécanique. Will Smith et ses muscles font acte de présence, quant à sa coéquipière, je crois que si elle voulait être encore plus transparente, il faudrait qu’elle soit invisible.

En fait, ce film donne l'impression d'être inachevé, il semble encore au stade du simple projet. On en voit encore les traces de fabrication, les intentions du réalisateur sont perceptibles. On sent bien par exemple qu’il a tenu à intégrer à son film une scène d’émotion (la scène du sauvetage), ce qui aurait pu être une bonne idée... si ladite scène avait été réussie. En réalité, elle prête à sourire tellement elle paraît absurde et s’intègre mal au reste. Cette scène n’a d’autre fonction que d’être « le moment d’émotion » et c’est bien ça le problème. Le film en entier donne cette impression d’être fragmenté en de multiples scènes qui gardent toutes une étiquette visible à l'écran. C’est un peu comme si on nous annonçait "attention voici venir la scène d’émotion (c’est le moment où en principe vous devez verser une petite larme)". Bref, c’est tellement peu subtil et caricatural qu’on voit les ficelles qui font que le tour de magie peut fonctionner. Et il n’y a rien de pire que de voir les ficelles qui font que le tour de magie peut fonctionner! Il n'y a rien de pire que de découvrir qu’il y a bel et bien un « truc ». Dès lors, la magie ne peut pas opérer.

Alex Proyas  s'attelle donc à la grande cuisine de la réalisation d'une manière maladroite. Il a pourtant tous les bons ingrédients, mais on a beau avoir tous les ingrédients ça n’est pour autant, qu’au final le résultat est convaincant. Il y a la manière d’associer le tout et de présenter les choses, ce qui suppose un certain talent. Le réalisateur se contente ici de poser ses différents matériaux les uns à côté des autres et au final, il ne nous livre pas un film mais un moment d’émotion raté suivi d’une scène d’action associée à quatre blagues ridicules.



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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 17:27

 

L'histoire:

Il était une fois...

Aladdin, un jeune homme menant la vie insouciante d'un gamin des rues jusqu'au jour où il rencontre la princesse Jasmine, fille du sultan. Grâce à la félonie du grand vizir Jafar, Aladdin va se trouver en possession d'une lampe magique qui héberge un puissant et excentrique génie.

Celui-ci lui propose d'exaucer trois de ses voeux. Mais c'est sans compter Jafar qui va tout tenter pour s'emparer de la fameuse lampe et obtenir ainsi le trône du sultan.

Ma note pour ce film: 1 /4.

Le scénario, pour commencer est, je crois qu'on peut le dire, d'une prévisibilité à toute épreuve, on connaît la fin avant même de savoir de quoi parle le film. Et oui, vous espériez que le prince trompe la princesse avec la méchante sorcière. Là, elle aurait commencé à boire, à traîner dans les bars, emmitouflée dans son cafard et puis elle aurait fait le trottoir. Et on aurait eu une jolie petite histoire. Et noooooon ! Figurez-vous que le prince finit avec la princesse, le vilain méchant est battu (bien fait pour lui, il avait pas qu'à être méchant) et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (amen). Diantre, quelle surprise, quelle originalité (vous dites si j'en fais trop). Les chansons quant à elles me laissent... pantois. Mais ce qui me dérange le plus c'est que j'ai l'impression que rien dans ce film n'est vrai. Pour être tout à fait honnête, heureusement que le génie était là sinon je n’aurais pas pu tenir jusqu’à la fin. Ce film a sans aucun doute une utilité pour faire comprendre certaines valeurs aux enfants mais pour moi ce fut d'un ennui... mortel!

J’ai l’impression que pour avoir l’audace de critiquer la sacro-sainte maison Disney, il faut soit avoir des tendances suicidaires soit être profondément inconscient… ou alors tout simplement ne pas aimer les films de Disney, ce qui peut être un motif tout à fait louable. Voilà comment je vais me faire haïr par la moitié de la planète (potentiellement en tout cas parce que la moitié de la planète ne lit pas mon blog, pas aux dernières nouvelles en tout cas)…

D'abord, je tient à préciser que je n'ai pas grandi avec Disney même si j'ai vu certains films comme ce fut le cas pour Le Roi lion. Je crois que petit, je trouvais ça ennuyeux, tout comme aujourd'hui. Et puis d'abord je n'ai jamais compris pourquoi les personnages se mettaient subitement à pousser la chansonnette au beau milieu d'une scène. Ça peut vous traumatiser une enfance ce genre de choses !

Alors, il n’y a pas si longtemps, c’était les fêtes de fin d’année et je ne sais pas pour quelle raison mais cette année et comme chaque année pour Noël, on a eu droit aux traditionnels dessins animés Disney, que ce soit au ciné (Il était une fois...) ou à la télévision (avec Aladdin, diffusé pour la première fois). Vous me répondrez sans doute que c’est dû à la féerie de Noël et tout ce qui va théoriquement avec. Oui mais j’ai un problème, la féerie dans Aladdin, je ne l’ai pas trouvée. Sans doute ai-je besoin de votre aide pour éclairer ma lanterne (magique, ha ha). Il ne s’agit pas pour moi de faire le procès de Disney, chose à laquelle je ne me risquerais pas étant moi-même un piètre connaisseur en la matière, et aussi parce que je veux éviter de faire des généralisations parce que je pars du principe que toute généralisation est forcément mauvaise.

D’abord, je trouve que le film repose sur un paradoxe : l’histoire est très naïve (pour ne pas employer d'autres mots plus cruels) et pourtant le film dans sa forme est très sérieux. Beaucoup trop à mon goût. Raconter une histoire d'amour d'une manière aussi plate, conventionnelle et académique, je trouve ça nul. C'est comme si Disney pensait que pour être intéressant, il fallait obligatoirement être chiant. Dans un genre diamétralement opposé, les Simpson peut être tout aussi intéressant pour sa caricature de la société.

En plus, Disney me donne la très désagréable impression de penser qu’il suffit de quelque feux d’artifices et de lâchers de papillons multicolores pour faire une jolie histoire. Mais surtout, tout sonne terriblement faux. Il paraît par exemple totalement improbable dans ce joli petit monde qu’une princesse Disney meurt en se fracassant la tête contre un radiateur après avoir été "poussée" par le prince. Alors, si ces films ne parlent pas de la vie à quoi peuvent-ils bien servir ? Bien sûr, je ne suis pas fou au point de souhaiter voir ce genre de scène dans un Disney mais j'aimerais que cela paraisse moins inconcevable. Je suis sans doute trop terre-à-terre mais les histoires de prince et de princesse à la Barbie et Ken, c'est pénible. Je crois qu'on peut volontairement oublier de parler de certaines choses aux enfants, mais j’ai l’impression que Disney leur ment ouvertement et qu'il les sous-estime beaucoup trop.

Je n’ai donc aucune honte à affirmer que je préfère les films des studios Pixar (Toy Story) ou Dreamworks (Shrek, Chicken run, Wallace et Gromit) ou encore l'Age de Glace car si on les juge moins dignes d'intérêt, ils présentent au moins le mérite d'être amusants (ce qui ne les empêchent pas de pouvoir parler de choses intéressantes) alors que Disney a vraiment l'art de me laisser de glace.



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