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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 20:03

L'histoire:

 

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

 Ma note pour ce film: 3 /4.

S’agissant d’un « feel-good movie », il est difficile de résister à l’appel de ce film, tout comme il est difficile de ne pas en apprécier la petite héroïne. Pour autant, l’histoire n’est pas des plus originales, elle sent même terriblement le réchauffé : Olive, une petite fille à lunettes, s’en va participer à un concours de beauté pour lequel elle n’a a priori aucune chance de gagner, ce que bien sûr, elle ignore. Ainsi rapportée, mon esprit maléfique a tôt fait d’associer le film à une sorte de morale vantant les vertus de la beauté intérieure dont la niaiserie n’a d’égal que la naïveté et dont Disney a le secret (qu’il le garde surtout). Mais il n’en est rien et c’est sans doute en cela que Little Miss Sunshine est d’autant plus surprenant. Il est même intéressant de voir comment Jonathan Dayton et Valérie Faris ont réussi à transformer une idée de départ sur laquelle ils auraient facilement pu se casser les dents et surtout une idée usée jusqu’à l’os en quelque chose de plutôt remarquable.

En réalité, ils semblent avoir été parfaitement conscients de la difficulté, de la nécessité de dépasser le discours traditionnel, d’y apporter quelque chose en plus, si bien que l’on sent la volonté de surprendre tout au long du film, à commencer par la scène d’ouverture qui plante admirablement le décor en nous présentant des personnages plus différents les uns que les autres et dont on ne soupçonne pas qu’ils puissent faire partie de la même famille. Et pourtant, ils font bel et bien partie de la même famille! Du père au grand-père en passant par l’oncle, tous ont leur mot à dire et tous sont nécessaires à l’équilibre de cette famille. Alors, lorsque tout ce petit monde se retrouve sur la route, le voyage promet de ne pas être triste! L’originalité du film réside d’abord dans les personnages qu’il met en scène. Et il peut par ailleurs compter sur des acteurs plus vrais que nature pour leur donner vie. Tout contribue à mettre l’histoire en valeur, la musique transcende le tout.

Si bien que lorsqu’on en arrive, déjà conquis, au clou du spectacle, on éprouve une certaine appréhension à l'idée que le public puisse se moquer de la petite Olive, belle parmi les bêtes, qui dénote de beaucoup face à des filles-poupées qui semblent avoir perdues leur innocence à grand renfort de maquillage, comme si elles n’étaient plus tout à fait humaines. Quel plaisir alors de découvrir l'incroyable pied de nez qu'elle leur fait au travers de sa surprenante chorégraphie! Au final, c’est elle qui se moque des spectateurs totalement de marbre face à autant de plaisir. Si la danse en elle-même est très drôle, les réactions du public et en particulier des membres de la famille le sont encore plus.

 « You know what? Fuck beauty contests. Life is one fucking beauty contest after an other, in your school, college, work? Fuck that!  »

Finalement, le seul reproche que l'on pourrait faire concerne la réalisation un peu trop fade. Même si elle recèle de bonnes idées de mise en scène, elle prive le film de l'énergie qu'il lui aurait fallu pour coller à une histoire aussi délurée. Mais le film parvient à éclipser ses défauts derrière le plaisir qu'il procure. Sous ses airs de comédie innocente, le film qui aurait tout aussi bien pu s’appeler American Beauty est une vraie critique de la société américaine, parfois féroce, peut-être même un brin irrévérencieuse.

Voilà comment Jonathan Dayton et Valérie Faris et l’ensemble du casting ont réussi à transformer une idée banale en un film réussi, toujours original et qui refuse la facilité. Ne serait-ce tout simplement pas... le talent ?



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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 18:08

L'histoire:

 

2027: plus d'enfant, plus de futur, plus d'espoir.

Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi.

La résignation a engendré à travers le monde un climat de violence, d’anarchisme et de nihilisme exacerbé. Seule la Grande-Bretagne a réussi à éviter cette descente aux enfers en se dotant d’un régime totalitaire. Devenue l’ultime espoir d’une humanité déboussolée, elle attire des réfugiés du monde entier, capturés dès leur arrivée et impitoyablement rejetés à la mer.

Au même moment et alors que cela ne s'était pas produit depuis une vingtaine d'années, une femme tombe enceinte et devient par la même occasion la personne la plus recherchée de la Terre. Théo Faron se charge sous l'impulsion de son ex-femme de sa protection.

Ma note pour ce film: 3,5 /4.

Les Fils de l'Homme est bel et bien un film d'action, mais Alfonso Cuaron réussit à ne jamais tomber dans la facilité et insuffle au film sa forte personnalité. Il s'agit également d'un film d'anticipation mais là encore, le réalisateur évite avec brio les pièges de ce genre. Au final, il nous livre un regard aussi personnel qu'inédit du futur mais qui n'en reste pas moins très crédible. Le film assume jusqu'au dénouement son ton sinistre et ce qu'il a de formidable, c'est qu'on sent qu'il ne s'agit à aucun moment de faire plaisir au spectateur mais plutôt de servir d'électrochoc.

Avec Les Fils de l'Homme, Alfonso Cuaron réussit en quelque sorte à joindre l'utile à l'agréable. Son film est avant tout un film d'aventure et il comporte logiquement son lot de scènes d'action. Pour autant, il n'est évidemment pas dénué de tout message. Au travers d'une image apocalyptique du futur, il nous fait d'abord prendre conscience du miracle de la vie et ensuite que nous ne sommes pas les maîtres du jeu, que nous ne décidons pas des règles du jeu.

Ce qui rend ce film si effrayant et ce qui fait sa force, c'est avant tout son extrême réalisme. On se sent proche de ce futur, parce qu'on a l'impression que c'est en quelque sorte l'évolution logique de ce qui existe aujourd'hui. C'est notre monde d'aujourd'hui que l'on aurait coloré en gris. Le scénario, parce qu'il s'inspire du présent et du passé pour déterminer le futur, nous montre comment nos actes d'aujourd'hui fabriquent le monde de demain. En ce sens, ça ne se limite pas à un simple film d'anticipation où on aurait des voitures volantes et des robots omniprésents: c'est un film sur le présent, le passé, le futur. On ressent bien chez les personnages, un sentiment de résignation, l'impression d'avoir emballé la machine et de ne plus pouvoir l'arrêter, d'en avoir perdu le contrôle.

 « C'est incroyable ce que peut devenir le monde sans les voix des enfants. »

L'histoire semble n'avoir souffert d'aucune concession pour plaire au public, elle est violente et brutale. Elle ne ménage pas le spectateur, pas plus que ses personnages. On se sent immédiatement proche du personnage principal interprété par Clive Owen qui est un parfait anti-héros ne ressemblant en rien à ce qu'on a l'habitude de voir. C'est simplement une personne ordinaire entraînée presque par hasard dans une mission qui le dépasse. On se sent proche de lui également parce que la réalisation fait tout pour ça, on participe activement à cette chasse à l'homme: on voit ce qu'il voit (de par les mouvements de caméra), on entend ce qu'il entend. La technique est d'ailleurs a plus d'un égard tout à fait innovante, les longs plans séquence donnent une certaine crédibilité aux images, un aspect de documentaire et un effet "temps réel". On peut également apprécier la pluralité de lignes de lecture dont bénéficie l'intrigue car si la chasse à l'homme occupe une place importante, l'histoire personnelle du héros n'est pas pour autant mise de côté et inscrit l'histoire dans un contexte de rédemption.

Pour terminer, voici une information qui ne manque pas d'intérêt: le film va être adapté... en série télévisée! David Eick, le producteur exécutif de Bionic Woman prépare actuellement un pilote pour la chaîne Sci-Fi. La série, à laquelle aucun des acteurs du film ne participera, reste donc à l'heure qu'il est un projet. L'histoire devrait cependant être plus proche du roman original de P.D. James que ne l'est le film. Source: ICI (scifi.com)



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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 20:25

Xavier, jeune étudiant de vingt-cinq ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l'espagnol. Cette langue est nécessaire pour occuper un poste, que lui promet un ami de son père, au ministère des finances. Mais pour ce faire, il doit quitter sa petite amie Martine, avec qui il vit depuis quatre ans.
En Espagne, Xavier cherche un logement et trouve finalement un appartement dans le centre de Barcelone qu'il compte partager avec sept autres personnes. Chacun de ses co-locataires est originaire d'un pays différent.

Ma note pour ce film: 3,5 /4.

Drôle mais très vrai, L’Auberge Espagnole pourrait être un joli clip promotionnel pour l’Europe. C'est frais, c'est jeune, c'est dynamique... c'est nous ! Le casting est très réussi, la bande de joyeux drilles est vraiment très sympathique au point qu’on a envie de faire parti de la bande. Et même si Romain Duris détient le rôle titre, il s'agit d'un véritable film orchestre qui peut potentiellement être très plaisant… à condition d’être un minimum réceptif !

 « Je suis Français, Espagnol, Anglais, Danois, je ne suis pas un mais plusieurs. Je suis comme l'Europe je suis tout ça, je suis un vrai bordel. »

Tout d'abord, la manière de raconter l’histoire et de présenter les choses sont assez originales. Le recours à la narration s’avère être une très bonne idée et réussit à créer immédiatement une certaine proximité avec le personnage de Xavier. On a l'impression de plonger dans ses pensées. Mais je crois surtout que cela nous permet de ne pas être complètement passif, de jouer en quelque sorte un rôle de confident. Oui, c'est un peu comme si on trouvait dans la rue le journal intime de quelqu'un qu'on ne cnnaît pas et qu'on en lisait un chapitre, c'est assez excitant mais en principe on n'a pas le droit... sauf avec les films ! Et ce journal intime là pourrait être celui de nombreux jeunes d'aujourd'hui. D'une façon plus générale, la réalisation elle-même est résolument moderne, elle donne du rythme et insuffle un ton léger au film. La dynamique est soignée à tel point que tout paraît couler de source.

Et puis ce film pose des questions absolument existentielles: pourquoi diable a-t-on quitté le monde de Martine ? Malgré son ton légèrement parodique, je crois que le film aborde avec beaucoup de justesse les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes adultes. Lorsqu’on doit quitter le monde de l’enfance et que tout devient subitement très compliqué. Et puis moi aussi, j'ai l'impression de n'avoir jamais su pourquoi j'étais là où j'étais !

Bien sûr, il y a quelque chose de très naïf dans cette histoire. Mais L’Auberge Espagnole donne l’envie de vivre sa vie comme on l’entend et de suivre ses envies. C’est un film qui donne envie de partager, d’aimer l’Europe et les Européens. Un film qui donne envie de crier aussi. Bref, c’est un film qui donne envie en gros ! La musique est entraînante et les personnages sont attachants, à commencer par Xavier qui nous mène avec lui en Espagne. Parce que ce film c'est aussi l'Espagne, ses couleurs et ses ambiances chaudes. Pour terminer, il semblerait que les étudiants Européens soient très différents de leurs homologues américains, si on s'en tient aux American pie et autres Super-grave!



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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 18:57

En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouvés décapités. Les têtes ont disparu. Terrifiés, les habitants sont persuadés que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, à peine arrivé, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel...

Ma note pour ce film: 3,5 /4.

Avec une histoire aux allures de fable populaire, Tim Burton  nous offre un film enchanteur, très imprégné de son si riche univers plein de fantaisie. Si le dénouement peut paraître abracadabrant, le mélange des genres n’en reste pas moins explosif, ultra-convaincant et très prenant. Le moins que l’on puisse c’est que ce réalisateur (qui est d’ores et déjà entré dans la légende) ne manque pas de style !

Sleepy Hollow, c'est au départ un récit de 1820 considéré comme l’un des textes fondateurs de la littérature fantastique américaine. Mais Sleepy Hollow est bien plus qu’un film fantastique. D’ailleurs, il entretient une certaine ambiguïté par rapport à la nature fantastique du chevalier, à l'image du personnage d’Ichabod Crane (Johnny Depp). A son arrivée à Sleepy Hollow, en bon homme de science qui se respecte, il est persuadé qu'il existe une explication rationnelle aux crimes. Et pourtant... Par la suite, il est constamment partagé entre son esprit rationnel de scientifique et son attirance pour la magie, qui lui souffle qu'il y a quand même quelque chose de louche dans les événements dont sont témoins les habitants du petit village.

 « - Mais c'était un cavalier sans tête !
 - Bien sûr, c'est pourquoi vous êtes ici.
»

Le film va donc au-delà des genres, en empruntant à la fois au registre de l’épouvante et du fantastique, le tout sur fond de trame policière. De plus, on reconnaît parfaitement la patte et le savoir-faire de Tim Burton qui nous plonge dans un univers froid et sombre, tant du point de vue de l’histoire que… des couleurs. Car il s'agit véritablement d'un univers très gothique. C'est dans une ambiance glaciale mais non sans fantaisie et humour, qu'évoluent les mystérieux personnages. Au final, le film apparaît totalement déjanté, comme on y est habitué avec Tim Burton avec toutefois une nouveauté notable: l’utilisation d’effets spéciaux sanglants. Sanglants sans être gores, car si des têtes tombent, ces scènes restent très agréables visuellement (comme l'ensemble du film d'ailleurs). En bref, je crois que c’est un univers tout ce qu’il y a de plus burtonien !

 



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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 19:04

 

 Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine à ses heures perdues. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille.

Tous habitent dans le même immeuble et Camille va se lier d'amitié avec ses deux voisins, elle va s'installer chez eux pour connaître plus de confort, de réconfort. En harmonie, ces personnages que tout oppose, dans leur caractère comme dans leur histoire familiale, retrouvent le goût de vivre. Au-delà des disputes, des réconciliations, des querelles, des complicités, le plaisir d'être "ensemble" les rend plus fort. Ils décident de prendre en charge la grand-mère de Franck, vieille dame aussi têtue qu'adorable.

 

D'après le roman d'Ana Gavalda.
 

Ma note pour ce film: 3,5 /4.

A voir. Un film plaisant et porteur d'un message d'espoir dans une société de plus en plus individualiste. Les personnages sont attachants et incarnés avec beaucoup d'humanité par des acteurs talentueux. Je n'ai vraiment pas vu le temps passer et je suis sorti du ciné le sourire aux lèvres! Et, oui, ce film est plein de bons sentiments, mais je ne comprends pas en quoi c'est une mauvaise chose parce qu'il est avant tout réussi. C'est un film vrai, avec une histoire authentique en laquelle on peut croire et par laquelle on est touché.

 

Camille (Audrey Tautou), Franck (Guillaume Canet), Paulette (Françoise Bertin), Philibert (Laurent Stocker)

 

 

Un film on ne peut plus simple !

Voilà un film simple comme il est bon d'en voir régulièrement. Pas de super-héros donc, ni d'explosions ou de meurtres sanglants mais simplement quatre personnages. Claude Berri filme en quelque sorte un bout de la vie de ces personnes que tout oppose en apparence et que le hasard va rapprocher. Ils vont apprendre à se connaître, se supporter, s’entraider et s’aimer. Ensemble, c'est tout aborde les problèmes de nos sociétés: la solitude, la pauvreté, le sort des personnages âgées, la mort, l'entraide... bref, c'est un film sur la vie! C'est justement cette simplicité et cette sincérité qui sont touchantes et qui font l'intérêt du film.

Un casting de rêve !

Les acteurs sont tous très bien choisis, à commencer par Audrey Tautou et Guillaume Canet, deux des acteurs les plus prometteurs de leur génération. Pourtant, Audrey Tautou a failli ne pas faire partie du casting. Claude Berri avait d'abord pensé à Charlotte Gainsbourg pour incarner Camille, mais l'actrice s'étant blessée, elle ne pouvait pas participer au tournage. Le réalisateur a donc dû la remplacer et il a contacté Ludivine Sagnier et Audrey Tautou, son choix s'est finalement porté sur la dernière, tant mieux! J'aime beaucoup cette actrice, d'abord parce qu'elle a énormément de talent mais aussi et surtout parce qu'elle choisit toujours bien ses rôles. Elle incarne des personnages qui ont un caractère fort (elle est fabuleuse dans A la folie... pas du tout) et apporte beaucoup de fraîcheur à tous les films dans lesquels elle joue.

Pour ce qui est de Guillaume Canet dont on parle également de plus en plus aussi bien en tant qu'acteur que réalisateur, Claude Berri semble n'avoir eu aucune hésitation, il a directement pensé à l'acteur et ne lui a pas fait passer d'essai. Il n'en n'a pas été de même pour Laurent Stocker, de nombreuses auditions ont été nécessaires pour trouver l'acteur qui incarne Philibert et finalement il excelle dans ce rôle, c'est la véritable révélation de ce film. Pour finir, Paulette est incarnée par Françoise Bertin, qui avait déjà tournée aux côtés de Guillaume Canet et d'Audrey Tautou. 



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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 18:32

 

Southampton, 10 avril 1912. Le paquebot le plus grand et le plus moderne du monde, réputé pour son insubmersibilité, le Titanic, appareille pour son premier voyage. Quatre jours plus tard, il heurte un iceberg. A son bord, un artiste pauvre et une grande bourgeoise tombent amoureux. Remake de Atlantique latitude 41 (jamais entendu parlé!)
  « Je suis le roi du monde ! »

Ma note pour ce film: nn4

Une époustouflante aventure! Plus qu'un bateau, le Titanic est aujourd'hui devenu un film, un grand film très réussi. Le film est certes long mais ne comporte pourtant aucune longueur, chaque scène étant nécessaire. Bref, on ne voit pas le temps passer et surtout, on y croit à 100% du début à la fin grâce notamment à Kate Winslet et  Leonardo DiCaprio  qui sont toujours justes.

 

D'après une histoire vraie

Vous n'êtes pas sans savoir que le Titanic a réellement existé. Trois années ont été nécessaires à sa construction, à l'issue de laquelle il était présenté comme insubmersible, du fait de prodigieuses innovations. Pourtant, le 14 avril 1912 à 23h45, deux jours après l'appareillage, c'est le choc. A une vitesse de 22 noeuds (soit 700m à la minute), le Titanic heurte violemment un iceberg. L'impact déchire la coque du navire sur plus de 90 m de long. La suite, on la connaît. L'ensemble des canots de sauvetage du Titanic offrent 1178 places, pour 2220 passagers. Pourtant, 472 des places disponibles ne seront pas utilisées. 868 personnes vont survivre à cette terrible épreuve. La grande majorité d'entre eux ont été rescapés par le Carpathia, arrivé sur les lieux du drame vers 5 h du matin. L'équipage de ce navire a mené une opération de sauvetage qui a duré sept heures. À propos de l'horreur du spectacle qui s'offrait à ses yeux, une survivante dira : "Il y avait les cris, les appels à l'aide de gens qui couraient... Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence... Le silence de la mort..."      En savoir plus sur le Titanic 
 

Le parfait dosage !

James Cameron a réussi à faire un film qui peut plaire à tout le monde, il a vraiment trouvé LA recette miracle: prenez une bonne dose de romance sur fond de lutte des classes, ajoutez-y une pincée d’humour et une importante portion d’aventure. Accompagnez le tout d’un scénario catastrophe aux enjeux dramatiques. Saupoudrez le tout d’effets spéciaux saisissants et ultra-réalistes. Vous obtenez Titanic ! Notez aussi la possibilité de servir réchauffé, puisque le film semble résister à l’épreuve du temps et suscite toujours autant d’intérêt aujourd’hui, dix ans après sa sortie. Il faut dire que le film avait déjà créé l’événement lors de sa sortie en salle, c’est le film qui a enregistré le plus d’entrés dans le monde, de toute l’histoire du cinéma, rien que ça !

Le petit reproche que je ferais au film est que finalement, je n’ai pas ressenti grand chose. Certaines scènes sont tristes, mais sans plus, et la fin est évidemment des plus prévisibles. Ceci dit, c’est aussi en quelque sorte une qualité puisque James Cameron évite de tomber dans le côté pathos et n’en fait pas des tonnes.



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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 22:14

 

Inutile de se fier à l'affiche ou au titre, Elephant n'a aucun espèce de rapport avec des éléphants ni même avec une quelconque histoire d'amour. En ce jour d'automne, les lycéens, comme à leur habitude, partagent leur temps entre cours, football, photographie, potins, etc. Pour chacun des élèves, le lycée représente une expérience différente, enrichissante ou amicale pour les uns, traumatisante, solitaire ou difficile pour les autres. Cette journée semble ordinaire, et pourtant le drame couve...

Ma note pour ce film: 3,5 /4.

Ce film, très troublant au départ, se révèle au final particulièrement percutant en ce sens qu'il réussit à nous faire réfléchir et à nous faire ressentir un profond malaise, une certaine incompréhension face à un problème de société qui reste d'actualité. En un mot: terrifiant.

Une reconstitution froide et sans âme ou un film transposant avec force l’incompréhension ?

Ce film est troublant et j’avoue que je ne sais pas vraiment quoi en penser. Ce qui est certain, c’est que Gus Van Sant met en scène cet événement avec une neutralité déroutante qui présente toutefois le mérite de ne pas en faire un film-spectacle.

  

Un film en deux parties

C’est comme s’il y avait un avant et un après le passage à l’acte. Le passage à l’acte des tueurs constitue une coupure brutale et (presque) inattendue avec la première partie du film qui témoigne quant à elle de la banalité et la grisaille du quotidien des lycéens. Ce quotidien apparaît presque dénué de sens, ceci ressortant surtout dans les dialogues (très mal doublés). Chacun des personnages passe ainsi la plus grande partie de son temps à errer dans d’interminables couloirs.

 

Le calme avant la tempête

Les scènes du début, dans lesquelles la caméra suit les personnages, sont longues (très longues) et on peut se demander ce qu’elles apportent. Je pense justement que cette extrême lenteur sert à montrer cette banalité et ce vide. Gus Van Sant cherche peut-être par là à nous mettre dans le même état d’esprit que les élèves, il cherche peut-être à nous « anesthésier » pour que l’on se réveille un peu plus tard en sursaut, comme après un mauvais rêve.

 

Des personnages que l’on reconnaît

L’autre point fort de Elephant est sa capacité à nous faire comprendre qui sont les personnages sans avoir à nous les présenter vraiment ou à donner d’explication. Et sans entrer dans la caricature puisque en réalité, nous avons déjà croisé tous les personnages. Pour cela, ce film est une bonne analyse du monde du lycée, même si elle est incomplète. C’est justement cela qui quelque part est effrayant, on a déjà côtoyé tous les personnages et donc les potentiels tueurs.

On finit cependant par se rendre compte qu’en réalité, tous les personnages sont un peu paumés, à l'image par exemple du garçon du début qui arrive au lycée en retard, conduit par son père ivre.



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