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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 20:11

L'histoire:

 

C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.

Ma note pour ce film: 3 /4.

La bande-annonce étant très réussie, il est d'autant plus regrettable de ne pas retrouver la même énergie et la même fluidité dans le film. Et pourtant certaines scènes sont cultes (essentiellement celles mettant en scène Fabrice Lucchini en fait).

Avec un casting de rêve, une excellente B.O., une affiche branchée et Klapisch au commande d'un film choral comme il sait les faire, Paris s'annonçait comme un petit bijou. L'écrin est très beau et laisse présager de bonnes choses. En réalité, Paris a un effet à retardement: on ne comprend pas forcément immédiatement à quel point le film nous a touché. En sortant de la salle, j'ai eu la vague impression d'avoir apprécié le film mais je ne saurais su dire précisément ce que j'en pensais. Pourtant, dans les jours qui ont suivis, j'y ai beaucoup repensé, j'ai visionné l'excellente bande-annonce en boucle avec le sentiment de pouvoir enfin la comprendre.

 Pour commencer, je crois qu'il faut dire que Paris n'est en aucun cas un film sur... Paris. Comme le réalisateur le faisait remarquer dans une interview, l'histoire pourrait très bien se dérouler dans n'importe quelle autre ville. Alors pourquoi un tel titre dans ce cas ? Peut-être parce que la capitale joue tout de même un rôle important. Elle est le théâtre où se joue une pièce divisée en de multiples scènes symbolisant toutes des moments de vie. La ville avec ses rues, ses bâtiments est ce qui fait le lien entre les personnages.

Avec ce film, Klapisch confirme que ce qui l'intéresse, ce sont les gens. Il n'y a pas de gens bons, pas de gens mauvais, il y a des gens. Et le réalisateur n'a pas besoin de nous expliquer quoi que ce soit parce qu'on reconnaît tout: les émotions des personnages sont les nôtres. Avec Klapisch, l'écran devient miroir. La vie, c'est comme une partie de Monopoly, on se sait jamais sur quelle case on va tomber. Si on est tous sur le plateau, si les règles sont les mêmes pour tous, nos parcours sont différents. Chaque parcours est unique. La vie est comme une succession de cases, d'émotions qui affectent toutes à leur manière le parcours dans son ensemble. Pierre arrive en fin de parcours, il se retourne pour regarder où en sont les autres.

Portant, il manque quelque chose à cette histoire. Peut-être un véritable enjeu. Parce que finalement, on accompagne ces personnages puis on les laisse sans qu'il n'y ait eu de véritable évolution. Les scènes avec Romain Duris ne fonctionnent pas toujours et sont parfois gâchées par des dialogues un peu trop creux. "Je les envie d'être en vie" par exemple est certes une jolie expression qui pourrait bien représenter l'état d'esprit du personnage mais je crois qu'un état d'esprit doit rester un état d'esprit ! Tout l'enjeu du film est de réussir à nous faire comprendre les personnages sans nous l'expliquer d'une manière trop brutale pour garder une part de réalisme. C'est comme si le fait de prononcer ces mots leur faisait perdre leur valeur. Le risque avce ce genre d'histoire est de faire un film tellement dégoulinant de bons sentiments qu'il en devient répugnant. Dans l'ensemble, Paris réussit à ne pas tomber dans le piège.

Pour finir, le générique de début est à mon sens raté. Et moi, j'aime bien les génériques de début ! A vrai dire, c'est presque mon moment préféré dans un film: on est encore dans l'attente mais le film commence. La musique, les graphiques, les images donnent le ton. Je crois vraiment qu'avant même la scène d'ouverture, le générique permet de planter le décor, de présenter l'esprit du film et nous introduire dans son univers.



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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 19:06

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L'histoire:

Après avoir croupi quinze ans en prison, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête: se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Lovett.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l'égorger. L'astucieuse Mme Lovett vole alors à son secours: pour le débarrasser de l'encombrant cadavre, elle lui propose d'en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.
Sweeney découvre que Turpin a des visées sur Johanna, qu'il séquestre avec la complicité du Bailli Bamford. L'adolescente a attiré les regards d'un jeune marin, Anthony, qui se promet de l'épouser après l'avoir arrachée à Turpin.
Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s'est entiché des tartes très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d'une nouvelle vie. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu'en soit le coût...

Ma note pour ce film: 3 /4.

Sweeney Todd cumule des scènes exceptionnelles (le meurtre de Pirelli, Toby et Mme Lovett, la scène finale, la séquence "beyond the sea", pour ne citer qu'eux) et d'autres plus lisses. On a d'incroyables moments de tension et d'autres plus plats. Peut-être pas le chef-d'oeuvre attendu...

Tim Burton, c’est le réalisateur capable de passer de Charlie et la chocolaterie à Sweeney Todd sans être ridicule ! D’un côté on a un film qui met en scène avec des couleurs en veux-tu en voilà une histoire très moralisatrice. De l’autre, on a presque un film en noir et blanc (et rouge), avec une histoire de vengeance totalement immorale. Le duo Burton-Depp est donc de retour dans un registre diamétralement opposé puisque Tim Burton revient à ses premiers amours. En fait cette sanguinaire histoire de vengeance me fait penser à Kill Bill. D'abord parce que c'est une sanguinaire histoire de vengeance et aussi parce que l'histoire est à la fois violente et délirante. Il est d’ailleurs bien impossible de savoir qui de Tim Burton ou de Quentin Tarantino est le plus dingue des deux, tellement leurs univers sont spéciaux. Oui, Mr Burton vous êtes un grand malade, surtout ne changez rien ! En fait, Tim Burton me fait penser à un créateur fou, un peu à la Frankenstein. Ses créatures sont à la fois belles et laides, elles font peur et pourtant quelque chose en elles nous attire.

 « Enfin... mon bras m'est rendu en entier ! »

Par les temps qui courent, écrire un article sur Sweeney Todd n’est pas vraiment d’une époustouflante originalité pour un Allocinéblog. Si on ajoute à ça ma vitesse de réaction, j’ai la très légère impression d’arriver après la bataille. Alors, j’aurais bien voulu dire que j’ai détesté ce film acclamé de toute part pour me démarquer mais ce serait un gros mensonge même si plusieurs petites choses m’ont déçu.

Si le film est visuellement renversant, c’est le fond qui aurait pu être davantage soigné. On a la forme sans le fond en quelque sorte. Finalement, le film se résume presque (notez le presque) à une banale histoire de vengeance. Et j’ai définitivement beaucoup de mal à associer le mot « banal » à Mr Burton. En gros, j’aurais aimé une histoire plus travaillée, plus surprenante (même si des surprises on en a, ça oui), des intrigues secondaires auraient été les bienvenues. Mais surtout, je n’aurais pas dit non à quelques émotions. Que diable se passe-t-il dans la tête de Sweeney Tod ? Finalement, ça fait peut-être partie du jeu: peut-être que le risque lorsqu’on a un style aussi soigné que l’est celui de Burton, c'est que la forme étouffe les émotions.

Ce film fonctionne un peu comme une pièce de théâtre, autant dans sa dynamique que dans la façon qu'il a de nous présenter les choses. J'ai surtout eu cette impression avec la gestuelle des personnages et la façon qu’ils ont de se déplacer. Cette sensation est également renforcée par le monologue (chanté) de Sweeney ou encore le nombre limité des décors et des personnages.

C'est d'ailleurs sans doute ce qui m'a gêné aussi. J'aime avoir l'impression lorsque je regarde un film que tout peut arriver, que les combinaisons sont infinies. Comme dans la vraie vie en fait. J'aime avoir cette impression que l’histoire qu’on me raconte s’imbrique dans un ensemble beaucoup vaste, n’est qu’une histoire parmi des histoires. Ici, j’ai eu l’impression d’être devant une toile magnifique mais qu’on m’obligeait à rester beaucoup trop prêt pour pouvoir l’observer dans son ensemble. Alors, certes s'approcher permet de saisir les détails. Mais là encore, c’est comme si Tim Burton n’avait créé que ce qui lui était nécessaire, il se contente de tracer les grandes lignes d’un tableau et en oublie les détails.

Dernière petite chose qui m'a déçu: les chansons, je n'ai pas trouvé les paroles extrêmement appropriée à une histoire de vengeance. Ceci dit, j'ai été très agréablement surpris par Johnny Depp et son incroyable timbre de voie. Finalement, à ce stade de l'article, je me rends compte que j'ai beaucoup critiqué mais c'est sans doute que les qualités sont évidentes, elles tiennent en deux mots: Burton et Depp. Les interprétations sont absolument magistrales. L'ensemble du casting est exceptionnel: Johnny Depp et Helena Bonham Carter en tête bien sûr mais aussi Ed Sanders (Toby) ou encore Alan Rickman. Donc, au final, c’est quand même un sacré bon film, enfin je crois...



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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 20:43

 

L'histoire:

Truman Burbank, un jeune cadre moyen marié à Meryl mène une vie tranquille et mécaniquement réglée dans un petit pavillon de la ville paradisiaque de Seahaven. Les gens sont sympathiques, les jardins bien entretenus. Pourtant, Truman a envie de voir le monde, de quitter ce qu'il a toujours connu pour découvrir de nouvelles choses. Mais tout semble le contraindre à rester à Seahaven. Petit à petit, Truman étouffe sous tant de bonheur et fait des cauchemars récurrents. Il se sent de plus en plus en décalage avec ceux qui l'entourent. Pire, il se sent observé, comme s'il était le personnage principal d'un vaste spectacle. Il ne tarde pas à se rendre compte que toute sa vie a été scénarisée pour les besoins d'une émission de télévision dont il est le héros. Il décide alors de tout faire pour échapper à sa prison dorée…
 

Ma note pour ce film: 3 /4.

Je ne suis pas particulièrement fan de la prestation de Jim Carrey mais rien que pour la scène finale de l'océan ce film est culte!

Souvenez-vous, on se félicitait il y a quelques années encore de "l'exception culturelle française", notre télévision ayant réussi l'exploit de résister aux sirènes de la tv-réalité, installée sur les écrans américains depuis 1999. C'est M6 qui introduit le genre en France avec Loft Story. Dès le début, c’est un franc succès, les téléspectateurs simplement curieux ou véritables accros, sont nombreux à assister en direct au sacre de Loana. Puis, TF1 peut à son tour s'y mettre sans état d'âme en nous expliquant que « d’abord c’est pas nous qu’on a commencé ». La suite, on la connaît. Oui mais voilà, il faut sans cesse trouver de nouveaux concepts, celui du Loft, dès sa deuxième édition ne séduit déjà plus. C’était sans compter sur Secret Story, le gros carton de l’été 2007.

   

 « Et si on ne se revoit pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit ! »

Si on ne donnait pas chère de la vie de la tv-réalité à son arrivée en France, force est de constater que sept ans plus tard elle est plus que jamais présente sur nos écrans. Elle est devenu un genre à part entière, au même titre que le talk-show ou le jeu. Pourtant, les producteurs vont devoir redoubler d’imagination pour trouver de nouvelles idées. Et si en plus ça peut choquer, tant mieux ! Je crois que c’est là que se situe le danger, on risque d'aller trop loin sans même sans rendre compte parce que les choses vont se faire par étapes. On repousse toujours un peu plus les limites en quelque sorte. Le prochain concept de TF1 : hétéros et homos sont enfermés dans un loft, le but : les "démasquer". Dès lors, la situation qui nous est présentée dans le film ne paraît pas complètement improbable.

The Truman Show sorti en 1998 a véritablement été visionnaire en la matière : un homme est filmé dans sa vie quotidienne. L’ennui, c’est qu’il ne sait absolument pas qu’il a été choisi à sa naissance pour être le héros d’une émission et qu’il vit dans un monde virtuel. Dans Live (film sorti le 23 janvier que je n'ai pu voir, aucun cinéma de ma ville n'ayant jugé utile de le diffuser; pourvu qu'Astérix aux jeux olympiques ne rencontre pas le même problème), les candidats sont quant à eux bien volontaires, ils mettent même en jeu leur vie pour tenter de gagner cinq millions de dollars. Si ces films grossissent le trait, on constate néanmoins des dérapages qui sont de plus en plus fréquents. Aux Pays-Bas, on filme les candidats dans leur plus simple appareil (comme on dit poliment) lorsqu'ils sont sous la douche. On voit également émerger des concepts pour le moins douteux, comme par exemple, pour n'en citer qu'un : une émission qui teste la capacité de candidats à gérer des enfants avec de "vrais" enfants gracieusement prêtés par les parents pour les besoins de l'émission.

 

 « - Alors rien n'était vrai ?
- Toi tu étais vrai et c'est pour ça que tu étais si bien.
 »

The Truman Show nous place dans une situation privilégiée. Si on n'a pas toujours le recul nécessaire pour comprendre ce qui se passe dans la réalité, l'écran de cinéma nous permet de prendre ce recul. On passe successivement devant la caméra avec Truman et on pourrait presque, comme lui, croire à cette vie qui a été créée de toute pièce (même si votre femme qui subitement et en pleine discussion se met à faire de la pub pour un cacao, j'imagine que ça doit surprendre), puis derrière la caméra, du côté des téléspectateurs hystériques qui se passionnent pour ce show.

La scène finale de l’océan est mémorable. Je crois qu’on peut y voir plusieurs niveaux de lecture. Bien sûr, Truman prend pleinement conscience de la supercherie, il se rend compte que le monde dans lequel il vit depuis toujours n’est qu’un décor, que tout est faux. Il se sent enfermé comme un insecte dans un bocal. Mais je crois que cette scène peut aussi symboliser l'envie qu'on peut tous avoir de penser « j’aurais bien deux mots à lui dire à celui qui décide de tout ça ». Et puis, est-ce que quelqu’un nous regarde en ce moment ?



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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 17:27

 

L'histoire:

Il était une fois...

Aladdin, un jeune homme menant la vie insouciante d'un gamin des rues jusqu'au jour où il rencontre la princesse Jasmine, fille du sultan. Grâce à la félonie du grand vizir Jafar, Aladdin va se trouver en possession d'une lampe magique qui héberge un puissant et excentrique génie.

Celui-ci lui propose d'exaucer trois de ses voeux. Mais c'est sans compter Jafar qui va tout tenter pour s'emparer de la fameuse lampe et obtenir ainsi le trône du sultan.

Ma note pour ce film: 1 /4.

Le scénario, pour commencer est, je crois qu'on peut le dire, d'une prévisibilité à toute épreuve, on connaît la fin avant même de savoir de quoi parle le film. Et oui, vous espériez que le prince trompe la princesse avec la méchante sorcière. Là, elle aurait commencé à boire, à traîner dans les bars, emmitouflée dans son cafard et puis elle aurait fait le trottoir. Et on aurait eu une jolie petite histoire. Et noooooon ! Figurez-vous que le prince finit avec la princesse, le vilain méchant est battu (bien fait pour lui, il avait pas qu'à être méchant) et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (amen). Diantre, quelle surprise, quelle originalité (vous dites si j'en fais trop). Les chansons quant à elles me laissent... pantois. Mais ce qui me dérange le plus c'est que j'ai l'impression que rien dans ce film n'est vrai. Pour être tout à fait honnête, heureusement que le génie était là sinon je n’aurais pas pu tenir jusqu’à la fin. Ce film a sans aucun doute une utilité pour faire comprendre certaines valeurs aux enfants mais pour moi ce fut d'un ennui... mortel!

J’ai l’impression que pour avoir l’audace de critiquer la sacro-sainte maison Disney, il faut soit avoir des tendances suicidaires soit être profondément inconscient… ou alors tout simplement ne pas aimer les films de Disney, ce qui peut être un motif tout à fait louable. Voilà comment je vais me faire haïr par la moitié de la planète (potentiellement en tout cas parce que la moitié de la planète ne lit pas mon blog, pas aux dernières nouvelles en tout cas)…

D'abord, je tient à préciser que je n'ai pas grandi avec Disney même si j'ai vu certains films comme ce fut le cas pour Le Roi lion. Je crois que petit, je trouvais ça ennuyeux, tout comme aujourd'hui. Et puis d'abord je n'ai jamais compris pourquoi les personnages se mettaient subitement à pousser la chansonnette au beau milieu d'une scène. Ça peut vous traumatiser une enfance ce genre de choses !

Alors, il n’y a pas si longtemps, c’était les fêtes de fin d’année et je ne sais pas pour quelle raison mais cette année et comme chaque année pour Noël, on a eu droit aux traditionnels dessins animés Disney, que ce soit au ciné (Il était une fois...) ou à la télévision (avec Aladdin, diffusé pour la première fois). Vous me répondrez sans doute que c’est dû à la féerie de Noël et tout ce qui va théoriquement avec. Oui mais j’ai un problème, la féerie dans Aladdin, je ne l’ai pas trouvée. Sans doute ai-je besoin de votre aide pour éclairer ma lanterne (magique, ha ha). Il ne s’agit pas pour moi de faire le procès de Disney, chose à laquelle je ne me risquerais pas étant moi-même un piètre connaisseur en la matière, et aussi parce que je veux éviter de faire des généralisations parce que je pars du principe que toute généralisation est forcément mauvaise.

D’abord, je trouve que le film repose sur un paradoxe : l’histoire est très naïve (pour ne pas employer d'autres mots plus cruels) et pourtant le film dans sa forme est très sérieux. Beaucoup trop à mon goût. Raconter une histoire d'amour d'une manière aussi plate, conventionnelle et académique, je trouve ça nul. C'est comme si Disney pensait que pour être intéressant, il fallait obligatoirement être chiant. Dans un genre diamétralement opposé, les Simpson peut être tout aussi intéressant pour sa caricature de la société.

En plus, Disney me donne la très désagréable impression de penser qu’il suffit de quelque feux d’artifices et de lâchers de papillons multicolores pour faire une jolie histoire. Mais surtout, tout sonne terriblement faux. Il paraît par exemple totalement improbable dans ce joli petit monde qu’une princesse Disney meurt en se fracassant la tête contre un radiateur après avoir été "poussée" par le prince. Alors, si ces films ne parlent pas de la vie à quoi peuvent-ils bien servir ? Bien sûr, je ne suis pas fou au point de souhaiter voir ce genre de scène dans un Disney mais j'aimerais que cela paraisse moins inconcevable. Je suis sans doute trop terre-à-terre mais les histoires de prince et de princesse à la Barbie et Ken, c'est pénible. Je crois qu'on peut volontairement oublier de parler de certaines choses aux enfants, mais j’ai l’impression que Disney leur ment ouvertement et qu'il les sous-estime beaucoup trop.

Je n’ai donc aucune honte à affirmer que je préfère les films des studios Pixar (Toy Story) ou Dreamworks (Shrek, Chicken run, Wallace et Gromit) ou encore l'Age de Glace car si on les juge moins dignes d'intérêt, ils présentent au moins le mérite d'être amusants (ce qui ne les empêchent pas de pouvoir parler de choses intéressantes) alors que Disney a vraiment l'art de me laisser de glace.



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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 20:42

 

J'ai essayé dans cet article de livrer les impressions ressenties au cour de ma lecture de Harry Potter et les Reliques de la Mort. Je vais simplement présenter ma façon de percevoir les passages que j’ai particulièrement apprécier en tachant d’expliquer pourquoi.

Je ne suis pas certain qu’il faille nécessairement se retrouver dans une histoire, se sentir concerné pour s’y intéresser mais le fait est que ça aide et qu’on est forcément d’avantage sensible à une histoire que l’on a nous-mêmes vécus ou que l’on est susceptible de vivre un jour. Et je dois avouer que je me sens concerné par l’univers de Harry Potter. D’abord parce que cet univers qui paraît très éloigné du notre en est en réalité très proche et on y retrouve les mêmes interrogations, les mêmes enjeux, les mêmes émotions. Même si elle le fait souvent par des métaphores, c’est bien de nous que parle l’auteure. Ensuite, j’ai cette impression très étrange qu’elle parle parfois de moi. Comme si en réalité j’avais ma place dans cette histoire, que les émotions des personnages étaient les miennes.

En allant acheter le livre, j’ai pu constater avec plaisir que mon enthousiasme pour la saga n’avait pas faibli et j’ai été ravi de voir cet étalage de volumes dans le magasin. Mon grand dilemme a bien sûr été d'en choisir un. Parce que s’ils sont tous rigoureusement identiques, le fan lui, en veut un plus parfait que les autres! De retour chez moi, j'ai observé le précieux objet sous tous les angles, au point d’en connaître le moindre pixel. Mais j'avoue avoir éprouvé une certaine appréhension à en commencer la lecture, parce que je savais, qu’une fois commencé je pourrais difficilement m’en défaire. En fait, c’est quand j’ai commencé à parler à mon livre que j’ai compris qu’il fallait faire quelque chose et commencer ma lecture!

Je crois que l’on a tous des manières différentes de lire un HP. Pour ma part, le moment que je préfère est la nuit, je dois être seul dans un espace peu éclairé, avec pour seul bruit le râle du vent contre les volets: c’est l’idéal pour s’immerger complètement dans l’histoire! J’ai vraiment voulu profiter de chaque mot. Au point d’ailleurs que je me suis presque senti obligé de vérifier à chaque fois que je tournais une page si je n’en avais pas sauté une. Je ne suis pas le seul à faire ça hein ?

L’entrée en matière fut un peu brutale (tout comme le sera la fin d’ailleurs) mais ce septième tome m'a très vite rassuré. J'ai beaucoup aimé le fait que tout ce qui a précédé n'ait pas été que du remplissage, que tout était nécessaire pour arriver à ce moment précis. ATTENTION SPOILERS !!

La mort de Dobby (mon dieu c’est horrible)

Ce fut indiscutablement pour moi la séparation la plus douloureuse. Au-delà de la disparition du personnage, la symbolique reposant sur les vêtements et le fait qu’Harry creuse lui-même la tombe était évidemment très forte. J.K. Rowling délivre dans ce dernier tome un message de tolérance qui n’est pas sans rappeler des moments importants de notre histoire à commencer par la Seconde Guerre Mondiale dont Rowling a avoué s’être inspirée.

D’ailleurs, au sujet des nombreuses morts, je ne sais pas comment J.K. Rowling s’est débrouillée pour les compter parce qu’elle nous en avait annoncé deux et à la place de ça on a eu une vraie hécatombe. Ce fut sans doute une ruse de sa part  pour nous faire croire à la théorie selon laquelle les deux personnages en question étaient Harry et Voldemort. Un autre moment fort fut celui où Harry se rend sur la tombe de ses parents. La mort et le deuil sont des thèmes récurrents dans HP, tout comme l'est la dépression...

La destruction de l’Horcruxe-médaillon

J’ai beaucoup aimé ce moment qui représente pour moi le doute de soi, la peur de ne pas être à la hauteur et peut-être même la dépression, un thème cher à Rowling (avec les détraqueurs notamment). Il représente pour moi nos doutes les plus profonds qui nous ronge de l’intérieur et que l’on essaie de repousser le plus possible. Mais ils peuvent ressurgir à tout moment, il suffit d’un petit rien pour qu'ils se réveillent, sans crier gare. Et on comprend alors qu’ils n'ont jamais vraiment disparu.

Un certain nombre de personnes m'ont déjà fait la remarque que je ressemble à Harry Potter, personnellement je ne le trouve pas. Mais ceci m’a valu une anecdote amusante. Alors que j’étais au ciné pour la sortie de Harry Potter et la chambre des secrets, un petit garçon qui s’installait avec sa mère dans le rang devant moi lui a chuchoté quelque chose. Sauf que les enfants ont une curieuse conception du chuchotement. Je crois qu'on peut dire que, globalement, les enfants ne savent pas chuchoter (c'est très étrange). Bref, il disait que je ressemblais à Harry Potter. Et sa mère lui répondit alors que si ça se trouve c’était moi (enfin lui, enfin vous comprenez , je ne suis vraiment pas doué pour raconter les anecdotes:)). Je fus soulagé lorsque les lumières se sont éteintes et que les deux yeux qui dépassaient à peine du fauteuil disparurent dans l’obscurité. Avant sans doute de penser que je ne pouvais pas être Harry Potter puisqu’il était lui-même sur l’écran ! C’est fou le nombre de situations étranges qu’on peut avoir vécu dans un cinéma. En réalité, je pense être une sorte de croisement bizarre entre Ron et Hermione. Bon j'arrête de raconter ma vie... promis!

La gare de King’s Cross

L’un des chapitres qui donnent le plus de réponses. J’ai beaucoup aimé le fait que Rowling ne nous indique pas ce qu’est ce lieu qui se situe clairement après la mort, laissant ainsi à chacun le soin de se l’imaginer. Le titre « King’s Cross » me paraît tout à fait approprié à ce chapitre et j’ai trouvé la métaphore des trains vraiment belles.

Au départ, je dois avouer que j'aurais aimé que l’histoire de Harry Potter se termine mal. C’est vrai, les grandes histoires de ce genre finissent toujours bien. Et puis il y avait sans doute une part d’égoïsme : si je ne pouvais pas connaître la suite de ses aventures, alors Harry ne devait pas pouvoir en vivre d’autres, il devait mourir. Oui c’est égoïste. Oui c’est mal ! Mais Harry n’existe pas tandis que moi si ! Et puis au fur et à mesure que j’avançais dans l’histoire, que l’issue qui se dessinait était plus que douteuse quant au sort de notre héros, j’ai eu des remords ! Je n’avais en réalité plus la moindre envie qu’il meurt. Et puis, la victoire de Harry sur Voldemort symbolisant clairement la victoire de l'amour sur la haine, l'inverse aurait été quelque peu gênant.

Le récit du prince

Voilà certainement le plus beau chapitre de la saga où on découvre enfin qu’elles sont les intentions de Rogue, le personnage le plus mystérieux de la saga qui, dans ce tome, vole presque la vedette à Harry. Cette scène dans laquelle il meurt et cette phrase « regardez-moi » qui montre sa volonté de croiser une dernière fois le regard de Harry qui lui rappelle celui de Lilly est magnifique. On a vraiment l'impression en lisant ce chapitre qu’un filtre jaunie colore ses souvenirs. J.K. Rowling y décrit James Potter: « il avait les cheveux noirs, comme Rogue, mais il donnait l’impression indéfinissable d’avoir été aimé, adoré même, ce qui n’était évidemment pas le cas de Rogue ». Ces quelques mots suffisent à tout résumer. Dans Harry Potter, l'amour permet d'expliquer pas mal de choses et c'est plutôt bien parce que je crois que l'amour permet d'expliquer pas mal de chose dans la vie tout court.

 

Il m'a fallu une semaine pour terminer le livre. Une partie de moi essaie maintenant de prendre du recul et de se demander si oui ou non ces romans sont vraiment exceptionnels. J'en ai conclu que... je suis bien incapable de répondre à cette question! Mais une autre partie ne peut qu'être fasciné par la richesse de ce monde, des rapports entre les personnages, des thèmes qui sont abordés. Il s'agit des enjeux de notre monde actuel. Cette aventure fantastique a incontestablement une portée sociologique et même politique passionnante.



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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 19:57

L'histoire:

Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s'est fixé un but : faire le bien de ceux qui l'entourent. Elle invente alors des stratagèmes pour intervenir incognito dans leur existence.
Le chemin d'Amélie est jalonné de rencontres : Georgette, la buraliste hypocondriaque ; Lucien, le commis d'épicerie ; Madeleine Wallace, la concierge portée sur le porto et les chiens empaillés ; Raymond Dufayel alias "l'homme de verre", son voisin qui ne vit qu'à travers une reproduction d'un tableau de Renoir.
Cette quête du bonheur amène Amélie à faire la connaissance de Nino Quincampoix, un étrange "prince charmant". Celui-ci partage son temps entre un train fantôme et un sex-shop, et cherche à identifier un inconnu dont la photo réapparaît sans cesse dans plusieurs cabines de Photomaton.

Ma note pour ce film: 4 /4.

Une comédie légère pour un film qu’il faut avoir vu. L'histoire d'Amélie Poulain, exceptionnellement simple et ordinaire nous offre de purs moments de jubilation intérieures. Chaque image est un prétexte à l’émerveillement. J’ai peur d’être ridicule tellement je suis peu mesuré dans mes propos lorsque je parle de ce film mais je suis prêt à prendre le risque ! Alors je le dis: tout dans ce film est parfait, la musique est fascinante et l’ensemble du casting est exceptionnel, à commencer par Audrey Tautou, jusqu'aux seconds rôles (Mathieu Kassovitz, Isabelle Nanty, Jamel Debouze...) et en passant pare la voix-off (André Dussolier), ils nous offrent une belle galerie de portraits.

 

 

 « La chance c'est comme le Tour de France, on l'attend longtemps et ça passe vite ! »

Tout d'abord, il était tout à fait inconcevable pour moi de créer un blog parlant de cinéma sans évoquer Amélie Poulain. Pourtant, j’ai le sentiment, avant même d’avoir achevé cet article, qu’il ne pourra me satisfaire pleinement, tellement ce film a été pour moi plus qu’un coup de cœur, une véritable révélation.

J’ai tout simplement l’impression que c’est ce film qui m’a donné envie d’aimer le cinéma. Plus que ça, il m’a donné envie de m'intéresser aux films « dans lesquels ils ne se passent rien » comme je les considérais avant. Mais s’il n’y a pas la moindre scène d’action dans Amélie Poulain, il s’y passe pourtant de grandes choses du point de vue des émotions. C'est bien simple, je pense que je n’avais jamais ressenti un tel sentiment devant un film. Sans doute je ne savais même pas que c’était possible.

Pourtant je dois bien avouer qu’aux premiers abords, ce film n'est pas forcément des plus attrayants. D'abord, on peut trouver le scénario particulièrement mince et potentiellement niais. On a en quelque sorte toutes les raisons de penser que l’on va tomber sur un film à l’eau de rose dégoulinant de mièvrerie. L’affiche ne nous aide pas d’avantage si on exclut bien sûr le fait qu'elle représente Audrey Tatou qui nous offre une expression pleine de malice dont elle a le secret.

 

 

 « - Oh ! Euh ! Vous'm désirez euh... vous désirez ?
- Un Tac-o-tac !
 »

Ce film est un véritable ovni, il est impossible de le classer dans un genre bien défini même s’il se rapproche sans doute le plus de la comédie romantique. Mais ce film raconte surtout une histoire, certes toute simple mais une histoire vraie, celle d’Amélie Poulain, une femme-enfant qui nous prend comme complices de ses aventures et qui va rencontrer l’amour. Oui, il s’agit bel et bien d’une histoire d’amour mais Amélie Poulain est avant tout amoureuse de la vie. Elle est à elle seule une formidable psychologie de vie, une façon de voir la vie. Elle cultive les petits plaisirs simples. Amélie va changer votre vie…

Ce film est un véritable condenser de vie à l’état pur, c’est une boîte que l'on regarde amusé, que l'on décide d’ouvrir par curiosité et là tout ce plaisir nous éclabousse de par l’écran. C’est du bonheur en boîte ! Car si le bonheur est quelque chose d’étrange, d’abstrait, d’immatériel, Jean-Pierre Jeunet réussit à le mettre en boîte avec une telle facilité que ça en devient déconcertant. Il raconte cette histoire avec beaucoup d’humour et d’originalité (présentation des personnages) et nous rappelle que les effets spéciaux permettent certes de faire vivre des dragons mais aussi de raconter une histoire. 

  

En fait, on est un peu comme un enfant qui rencontrerait le Père-noël: au fond de soi on se pose des questions, on se demande si c’est vraiment possible, mais sur le moment on oublie tout ça et on a juste envie d’y croire. Alors on profite de chaque instant, de chaque image les yeux écarquillés, un large sourire jusqu’aux oreilles. Tellement les émotions sont fortes, cette histoire prend une dimension inédite et le film met en œuvre tous nos sens, il semble avoir une odeur, il semble possible de le toucher!! On est véritablement catapulter dans cet univers plein de fantaisie dans lequel les nains de jardin voyagent autour du monde!

Je crois qu’on peut sans problème parler d’un effet « Amélie Poulain », un effet qui reste dans les mémoires. On peut aussi parler d’un effet Audrey Tautou, la touche fraîcheur de ce film. Elle ne crève pas l’écran, l’expression ne suffit plus, elle l’explose de part sa présence et son naturel. Elle incarne à merveille ce personnage à la fois fort et fragile qui nous fait partager sa joie de vivre.

 « Vous au moins vous ne risquez pas d'être un légume puisque même un artichaut a du coeur ! »

 Le bêtisier du tournage


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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 15:03

Je vous souhaite, à vous très chers lecteurs, une excellente année 2008 avec beaucoup de bonheur !

De son côté, le blog va continuer son petit bonhomme de chemin en 2008 après une petite pause pour raisons d’examens et de fêtes de fin d’année. Je tacherai donc de le mettre à jour le plus régulièrement possible. On va dire que c’est une de mes résolutions pour la nouvelle année. Le problème avec les bonnes résolutions c’est qu'en général, je les oublie très vite. Mais je pense pouvoir accomplir celle-ci, d'autant plus que je prends beaucoup de plaisir à publier de nouveaux articles et lire vos commentaires ! 2008 nous promet d'ores et déjà de grands événements cinématographiques à commencer par Sweeny Todd et Asterix et Obelix aux jeux olympiques.

Cet article s'auto-détruira dans quelques jours !



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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 23:17

L'histoire: Une catastrophe nucléaire plonge les habitants d'une petite ville du Kansas dans le chaos. Le pays est-il complètement ravagé ? Y a-t-il d'autres survivants ? Les doutes, les peurs et le désespoir commencent à gagner le petit groupe de survivants. Mais face à cette épreuve, le pire comme le meilleur peut surgir en chaque être humain...

 

Ma note pour cette série: 2,5 /4.

Ce qu'il y a de dommage avec cette série, c'est que j'ai l'impression qu'elle se contente de faire le strict minimum. Certes, les créateurs ont bien compris qu’il leur fallait un concept fort et ils ont trouvé une idée tout à fait intéressante. Les premiers épisodes confirment d’ailleurs qu’il y a là un fort potentiel à exploiter. L’histoire est saisissante, prenante et on a véritablement envie d’en savoir plus. Pourtant, très vite, il apparaît que cette idée de bombe atomique cache une série un peu trop plate et pas assez travaillée. Alors, cette première saison est-elle véritablement mauvaise? Je ne pense pas. Dans la seconde partie, la série gagne en effet en rythme et comporte son lot de moments de tension. En résumé, sans être exceptionnelle Jericho tient la route.

 

Des choix d'intrigues déroutants D'abord, on peut remarquer que les scénaristes ont cherché à compliquer les choses, ce qui aurait pu être une bonne idée mais en l'occurrence, cela n'était pas franchement nécessaire. Ils donnent un peu l’impression de chercher midi à quatorze heure parce qu'avec une bombe atomique, on avait déjà matière à alimenter de nombreuses intrigues. En plus, les énigmes n’ont pas d’enjeux suffisamment importants pour qu’on ait envie d’en découvrir les réponses. Cette histoire de Ravenwood, par exemple, n'est pas des plus intéressantes et est d'ailleurs tout à fait incompréhensible.

Paradoxalement, les problèmes sont résolus beaucoup trop rapidement, bien souvent la tension est à peine ressentie que la question est déjà réglée par un claquement de doigts du héros. Oui, la première partie manque cruellement de rythme, en comparaison par exemple avec un Prison Break qui est intense d'un bout à l'autre. Mais les choses s'accélèrent dans la deuxième moitié de saison qui bénéficie de moments de tension très intenses et même de moments d'émotion!

 

En fait j’ai réellement du mal à comprendre les choix des scénaristes je n’envisageait définitivement pas la fin du monde comme ça. Leur pays est en guerre est nos personnages trouvent le moyen de réprimander cette pauvre Mary pour avoir brisé un ménage. Je ne suis pas certain que les enjeux soient à chercher de ce côté. Les histoires d’amour des personnages prennent rapidement le pas sur la bombe, avec pas moins de quatre triangles amoureux (quand même).

 

Une série longue à s'installer Dans les premiers épisodes, la série m’a donné la désagréable impression d’aller nul part. Oui, j’ai l’impression qu’il pourrait y avoir cent épisodes qu’on en serait toujours au même point. C’est ça le problème, on est coincé avec ces personnages qui attendent d'en savoir plus sans vraiment savoir s'ils en sauront effectivement plus un jour, et bien on est exactement dans la même situation.

On peut toutefois apprécier le fait que les personnages  nous ressemblent, même si la conséquence directe est qu'il faut un certain temps pour que l'on s'y attache. Pour finir, je doute du réalisme des effets de la bombe atomique. J’ai été très surpris de voir sortir tout notre petit monde quelques heures seulement après la bombe. Les réactions des personnages sont toute aussi douteuses.

Jericho: série maudite ? Aux USA, Jericho a connu des audiences particulièrement faibles ce qui lui a valu d'être arrêtée à l'issue de sa première saison, sans avoir connu de véritable fin. La série doit son salut à la mobilisation du public américain qui a poussé la chaîne à mettre en boîte de nouveaux épisodes. Même schéma en France. M6 a décidé de déprogrammer les trois derniers épisodes de la série qui seront diffusés courant 2008.



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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:02

L'histoire:

D'ici quelques décennies...
Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté. Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...

Ma note pour ce film: 3 /4.

Avec The Island, Michael Bay nous prouve qu’un blockbuster avec un scénario intéressant… c’est possible ! Dans la lignée des films d'action américains un tantinet lourds, ce film a le mérite de nous présenter une histoire suffisamment surprenante et intéressante pour nous permettre de passer un agréable moment. En résumé: un film d'action efficace.

Une bonne surprise

L'ennui avec les blockbusters c'est que, le plus souvent, tout y est terriblement convenu et qu'ils parviennent de ce fait rarement à nous surprendre. C'est pourtant ce que réussit à faire The Island en bénéficiant d'un scénario amusant et plutôt bien ficelé. Dès les premiers instants et dès la très réussie scène d'ouverture, on se laisse prendre au jeu. La première partie réussit assez bien à retenir notre attention et à planter le décor sans en avoir l’air. Même si on reste finalement assez peu longtemps dans cette colonie souterraine, Michael Bay parvient à nous faire comprendre quels en sont les codes. Et ce lieu semble avoir une histoire et une logique. Je crois même pouvoir dire que le réalisateur a su faire preuve d'une certaine créativité, aussi bien dans les idées que dans la mise en scène. Mais ça n'est pas tout, tout contribue à faire de ce film un blockbuster prenant. Les effets spéciaux, particulièrement réussis, nous en mettent plein les yeux, en particulier avec la scène de la poursuite sur l'autoroute qui est mémorable. Les couleurs saturées donnent un aspect assez surréaliste aux images, qui sont pour le reste très agréables. La musique aussi a quelque chose d’intrigant et nous plonge à merveille dans l’ambiance.

Un blockbuster qui tient ses promesses

Alors bien sûr, on ne peut pas vraiment dire que Michael Bay nous livre là un film tout en finesse et en retenue, mais tous les ingrédients pour passer un bon moment sans se creuser la cervelle sont réunis. On a d'abord une histoire qui tient la route et qui traite d'un sujet intéressant et particulièrement prolifique: le clonage. Cette idée de "si-ça-se-trouve-qu’on-est-des-clones-et-qu’on-le-sait-même-pas" me plait bien. Et puis il est absolument fascinant (et passablement effrayant) de se dire que tout dans cette histoire est possible, tout est réalisable ! L'humour est quant à lui tout à fait convenable, les dialogues sont soignés, et on a de plus droit à un brin de romance. Pour finir, le casting est prestigieux et le duo Scarlett Johansson-Ewan McGregor fonctionne bien, même si à première vue, il ne paraît peut-être pas des plus pertinents.

      « Je sais quand tu mens, parce que ta bouche sourit mais tes yeux sont sérieux »

      

De l'action sans modération

Malheureusement, la seconde partie s'écarte un peu trop de ce sujet que Bay a si bien réussi à installer. Il apparaît finalement n'être qu'un prétexte à des courses-poursuites qui n'en finissent pas. Car une chose est sûre: le film ne manque pas de scènes d'action et on peut justement regretter que le réalisateur ne fasse pas preuve de plus de modération car il use et abuse des courses-poursuites et explosions en tout genre. Oui, on a là un film d’action tout ce qu’il y a de plus hollywoodien, avec des changements de plan toutes les deux secondes, ce qui est absolument épuisant. On aimerait que la caméra soit parfois un peu plus posée et qu’elle prenne plus le temps mais finalement, on ne peut que constater qu’une fois lancée, cette chasse à l’homme est sans temps mort. La seconde partie est véritablement survitaminée.

 «- C'est quoi dieu ? 

- Tu sais, quand t'as vraiment envie d'un truc, tu fermes les yeux et tu le désires très fort. Et ben dieu c'est le mec qui n'en n'a rien à foutre. »



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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 21:44

 L'histoire: Après avoir été retrouvé nu et errant en pleine forêt, Kyle est recueilli par la psychanalyste Nicole Trager. Elle décide de l'accueillir dans sa propre famille, au grand désespoir de ses deux enfants, Lori et Josh, et même de son mari. Mais très vite, chacun des membres de la petite famille se lie d'affection pour l'adolescent sans nombril et sans mémoire qui s'avère être doté d'une puissance cérébrale étonnante. Une question revient avec insistance : d'où vient Kyle ?

Ma note pour cette série: 1,5 /4.

Kyle XY est une série gentillette mais pas forcément au sens péjoratif du terme. Il faut que vous sachiez qu'au départ, j'avais envie de dire beaucoup de mal de cette série, et puis bizarrement je n'y arrive pas. D'abord, l'idée m'avait paru intéressante. Et puis j'ai vu la deuxième saison. Et ça n'est pas qu'elle est mauvaise. Oh non, c'est plutôt qu'elle est très mauvaise (oui, je vais quand même balancer deux trois trucs méchants). Pourtant, les deux premiers épisodes étaient très prometteurs et selon moi largement au dessus de la moyenne de la série. C'est bien simple: ils reprenaient les ingrédients de la saison 1 en y ajoutant des émotions (in-cro-ya-ble!). Mais avec la suite tout s'effondre. Oui, je trouve ça mauvais mais je regarde. En fait, j’ai l’impression que ça me plait bien les séries dans lesquelles les personnages n’ont pas de nombril (j'avais adoré les Zygs). 

Une bonne idée de départ

L'idée de départ est vraiment très bonne et assez originale, même si aux dires de certains elle louche du côté de John Doe. Je croyais au potentiel de cette série et à vrai dire j'y crois encore, mais je suis extrêmement déçu de constater ce que les scénaristes en ont fait. Pour moi, le constat est sans appel: Kyle XY reste une série avec des ados pour les ados. Pourtant, il y a de bons moments, mais ils sont beaucoup trop rares. Comme de nombreuses séries, Kyle XY utilise le système de la narration qui est fort agréable. C'est un peu comme si ce personnage nous disait "je vais vous raconter une histoire, quelque chose que j'ai vécu", mais on s'aperçoit malheureusement au fil des épisodes qu'il n'a pas grand chose à nous raconter ! Et c'est fort dommage parce qu'on s'attache très vite à cet ado qui cherche d'où il vient (comme tous les ados je crois) et qui découvre le monde qui l'entoure. On peut apprécier l'humour "osé", même si en réalité il n'est pas si osé qu'on a bien pu le dire.

Des défauts persistants et gênants

Malgré ces bonnes idées qui ne sont pas assez mises en valeur, le scénario devient vite quelconque. Parce qu'il faut bien avouer qu'on comprend en réalité très rapidement qu'elles sont les origines de Kyle. Il n'a pas de nombril, donc forcément, il n'y a pas des milliers de possibilités. Je crois que ce qui m'énerve c'est qu'avec un sujet comme le clonage qui pose tellement de questions et d'enjeux, il y a véritablement matière à faire quelque chose d'intéressant. Pourtant, les scénaristes semblent vite à cour d'idées, au point d'ajouter des éléments surnaturels à l'intrigue qui m'ont parus vraiment très mal venus. Comment avec un tel sujet peut-on réussir à faire quelque chose d'aussi plat et niais ? Car à mesure que l'on avance dans les épisodes, ceux-ci ont de plus en plus la fâcheuse tendance à verser dans un aspect "cucul la praline" franchement déplaisant. On peut également regretter le ton moralisateur de la série qui se fait parfois un peu trop sentir et qui ajoute une certaine lourdeur dont on se serait volontiers passés. Et on peut encore ajouter que l’histoire est trop décousue d’un épisode à un autre et reste surtout très convenue.

Une série sympathique ?

Bien sûr, je mentirais si je disais que la réalisation est époustouflante et les acteurs ne sont pas vraiment transcendants (pas vraiment). Même si force est de constater que la série repose entièrement sur le personnage de Kyle et est par conséquent portée par son jeune acteur principal, Matt Dallas. Mais je crois que cette série bénéficie d'un fort capital sympathie qui peut nous conduire à être indulgents sur ces nombreux défauts. Mais est-ce suffisant ? En fait, j'ai l'impression que cette série ressemble beaucoup à Smallville... en mieux. D'ailleurs, les scénaristes ont poussé le vice au point d'introduire un clone de Lana qui se nomme ici Amanda (Lana étant le personnage de série le plus inintéressant que j'ai jamais vu).

Cette série aborde donc des sujets vraiment très intéressants mais elle ne va jamais au bout des choses. Et après tout, je ne suis pas la principale cible visée et je crois qu'il s'agit d'une bonne série... à regarder en famille. Comme quoi, ça n'est pas pour rien qu'elle est produite par ABC Family! Mais ça pourrait être tellement mieux...

A ce jour 2 saisons pour 33 épisodes ont été diffusés en France sur W9 et la série devrait arriver sur M6 l'année prochaine.

 

 

 

 

 

 



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