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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 17:12

 

 

L'histoire:

 

 

Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

 

Ma note pour ce film: 2,5 /4.

Je n’ai jamais aimé Batman. Sans doute parce que de tous les super-héros, il fait partie de ceux dont les univers sont des plus sombres. Petit, je crois que je considérais Superman comme étant bien plus fort et écrasant à plates coutures ce gros ringard de Batman qui n’a même pas de pouvoir (la super-honte!). Plus récemment, je dois bien avouer que, bizarrement, je n’attendais  plus grand chose des super-héros depuis Superman returns et Les 4 Fantastiques. C’est dire si je n’étais pas prédisposé à aimer les films de Christopher Nolan. Et pourtant, le film des origines de l'homme chauve-souris m’a passionné.

En revenant sur ses origines et sur ce qui a fait de lui le héros que l'on connaît, Nolan avait offert à Batman une vraie légitimité, d’autant plus qu’il marquait clairement sa volonté d’inscrire le personnage dans la réalité, dans une double réalité même: celle du deuil et celle d’un citoyen qui ne peut se résoudre à observer sa ville sombrer dans la délinquance.
Après avoir humanisé le héros dans le film de ses débuts, Nolan se livre à une entreprise de déshumanisation de son meilleur ennemi. Dans
The Dark Knight, le Joker apparaît particulièrement redoutable puisqu'il ne répond à aucune règle et d’autant plus insaisissable qu’il agit par pure malveillance, son seul objectif étant de semer le chaos. Il est le Mal personnifié. Et non content d’avoir défiguré le visage de la justice en la personne de Harvey Dant, il prend à parti la population en cherchant à réveiller ses plus mauvais instincts en organisant des affrontements ou en poussant les personnages à recourir à la vengeance privée. Le film s’achève ainsi sur un message bienvenu bien que parachuté un peu brutalement: les citoyens doivent avoir confiance en leur justice pour que la vie en communauté soit possible, faute de quoi l’anarchie prend le dessus et c'est précisément ce point de non retour que le Joker cherche à atteindre. Il sait que lorsque la criminalité gagne du terrain et commence à pervertir les rapports humains, il devient de plus en plus difficile de s’en défaire. Finalement, Le Joker est un criminel parmi d'autres qui agit comme un catalyseur répandant le mal au sein d'une société déjà contaminée.

 « Le Joker ne doit pas gagner »


Nolan propose donc un blockbuster équilibré et un film de super-héros plutôt brillant... mais

qui reste cependant un film de super-héros et qui pèche par ailleurs par des défauts gênants. Sa durée d'abord puisque le film n'échappe pas à quelques longueurs.  Réglée comme du papier à lettre, l'histoire ne laisse guère de place à la surprise et l'émerveillement. Le grand nombre de personnages ensuite n’est pas forcément un avantage, bien au contraire, il dessert par certains aspects l’histoire qui ne peut que se contenter de nous offrir "un peu de chacun". Et puis, seul le Joker semble compter, il fait le show à lui seul et la conséquence directe de cela est que son absence se fait toujours lourdement ressentir. J'ai également regretté que son rôle se limite souvent à amuser la galerie. En ce sens, il est dommage de ne pas avoir fait quelque chose de plus sombre, on ressent mal la psychose générale qui gagne peu à peu la ville. Pour finir, si la scène d’ouverture est brillante, d’autres le sont nettement moins. Nolan ne semble pas être à l'aise avec les scènes d'action, la plus laborieuse à mon sens étant celle dans laquelle Batman prend d’assaut l’immeuble dans lequel des otages sont retenus. Tantôt brillant, tantôt confus, une seule chose est certaine: Batman n'en a pas fini avec le cinéma...



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commentaires

C
Les films de super-héros, c'est pas trop mon truc... Mais pourtant, j'ai beaucoup aimé The Dark Knight et sa façon de jouer avec les codes du genre. C'est vrai que l'histoire est assez tarabiscoté et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris...
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M
Un film terrible!!!!<br /> <br /> DARK KNIGHT est à BATMAN BEGINS ce que BATMAN LE DEFI était à BATMAN de Tim Burton, c'est-à-dire un film qui surpasse le précédent volet à tous les niveaux. <br /> <br /> D'ailleurs, DARK KNIGHT et BATMAN LE DEFI ont beaucoup de points en communs: ce sont des films très sombres (beaucoup plus que les volets précédents), où Batman est mis légèrement en retrait par rapport aux "méchants", où Batman s'interroge sur sa condition de héros ou de "monstre",... <br /> <br /> La grosse différence vient du traitement. Là où Tim Burton se veut très gothique avec un Gotham City fantasmé, Christopher Nolan reste dans la réalité, avec un Gotham très urbain proche d'un New York. On est presque plus dans le polar que dans le fantastique. Le film débute d'ailleurs sur un braquage de banque en plein jour qui fait plus penser au Michael Mann de HEAT ou du SOLITAIRE qu'à un film de super-héros. <br /> <br /> Et les acteurs dans tout ça? Christian Bale est parfait en Batman, tout comme dans le précédent volet. Aaron Eckart dans le rôle d'Harvey Dent nous fait une énorme prestation, jouant avec conviction et volant presque la vedette au Batman dans sa conviction en la justice. Mais la palme revient au regretté Heath Ledger en Joker, complètement habité dans son rôle. C'est simple, chacune de ses apparitions vampirise l'écran, on ne voit que lui. Ce film est sans doute le plus bel hommage à lui rendre, car c'est réellement sa meilleure prestation! <br /> <br /> Je vous encourage tous à aller voir ce film! <br /> <br /> 5,5/6 (parce que j'ai tout de même une préférence pour BATMAN LE DEFI)
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